Lies de vin à revaloriser

L’actualité vient de la région de Chablis où le projet de méthanisation des déchets liés à l’activité viticole prend un nouvel élan. Très écologique, il existe de nombreux moyens de valoriser les déchets. La destruction des déchets n’est plus d’actualité sans valorisation. C’est le bon moment pour (re)découvrir une méthode de revalorisation des déchets du vin

Les déchets du vin

Saviez-vous que toutes les deux bouteilles de vin produites, une bouteille de déchets de raisin est produite aussi ? Les matières restantes de côté sont diverses.

Ces déchets comprennent les semences, les tiges, les lies et les peaux de raisin. Tous sont chargés en nutriments. Les nutriments ? Bien il s’agit de minéraux et de matières organiques qui sont utilisés par des organismes vivants.

Mais où est-ce que toutes ces bonnes choses vont? Certains établissements vinicoles, comme Willamette Valley Vineyards dans l’Oregon, ont un programme de compostage rigoureux, mais la plupart des exploitations les jette.
Depuis le 1°  janvier 2016, tout entreprise qui produit plus de 10 tonnes par an de déchets est obligée de les recycler. Aussi, ça concerne les entreprises, les collectivités que les exploitations agricoles.

On estime qu’environ 13 millions de tonnes de marc de raisin sont produites à l’échelle mondiale chaque année.

La méthanisation

Le principe de la méthanisation n’est pas nouveau. C’est un processus de décomposition normale.
La méthanisation est un processus de fermentation anaérobie par lequel la matière putrescible est décomposée par des bactéries en l’absence d’oxygène. Ces bactéries produisent un gaz en s’attaquant aux nutriments.

Ce processus se produit déjà naturellement dans les marais, dans les champs accueillant du bétail. La méthanisation produit du biogaz, un mélange de gaz composé principalement de méthane (CH4), qui représente également plus de 90% de la teneur en gaz naturel du combustible fossile.

Développé dans les années 1980, la méthanisation est une solution de traitement en pleine expansion en Europe. Et la technologie reste coûteuse et les investissements se font nécessairement avec les pouvoirs publics. Elle permet par exemple dans le cas de Chablis de réinjecter le gaz dans des réseaux de chauffage pour alimenter plusieurs villes et villages.

 

Chablis démarrera son test en grandeur nature dès septembre avec de nombreuses analyses pour vérifier la rentabilité de l’investissement. Avec 3,5 M€, il vaut mieux être sûr de l’investissement. 
Et vous, vous recycler ?
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